Texte de Pierre Koestler; Mise en scène de Carole Lokossou, scénographie de : Michael Togedo, Avec : Casimir Agbla (comédien), Junior Toffi (musicien).

« À travers ce texte, j’ai eu envie de mettre en scène une figure d’artiste pour interroger son rapport à son art et à son désir de jeu : qu’est-ce qui l’a poussé à devenir créa- teur, et surtout à le rester ? Que se passe-t-il quand on connaît la gloire et qu’elle s’efface du jour au lendemain ? Au fond, ce qui est en jeu dans Sweet Amalia, c’est la notion de passion. C’est là ce qui m’intéresse : mettre en avant les mécanismes de violence et creuser les limites d’une expérience passionnelle pour chercher comment s’en émanciper avant qu’elle ne détruise tout», explique la metteuse en scène.

L’auteur, Pierre Koestler, est un écrivain de théâtre et comédien, diplômé de l’Université Paris 8 et de l’ENSATT (écriture dramatique).

La metteuse en scène Carole Lokossou est une personnalité incontournable de la scène théâtrale béninoise, tant par son engagement en tant qu’artiste que sa capacité d’animation de la communauté. Son dada ? Passer par le théâtre et le cinéma pour un engagement plus citoyen au sein de la société. Sa vision du développement ne saurait faire l’impasse sur la culture.

A noter : ce spectacle a reçu une aide à la création de l’IFB, dans le cadre de ses dispositifs de soutien aux acteurs artistiques et culturels du Bénin.

Exposition de Erick AHOUNOU (photographe) et Marius DANSOU (plasticien)

Cette exposition présente des variations à partir d’un même thème, les coiffures tressées, vues par un plasticien et un photographe. Nous découvrons, à travers cette exploration, un dialogue ouvert entre deux générations, incarnées par deux personnalités artistiques du Bénin, scellées par une complicité autant fraternelle qu’artistique. Tous deux alternent création au Bénin et à l’international.
A travers des portraits de femmes africaines pour le premier, et des sculptures métalliques pour le second, les deux artistes ambitionnent de conter l’histoire, les valeurs esthétiques et la symbolique des tresses et des coiffures qu’arboraient jadis au Dahomey femmes et jeunes filles…
Erick Ahounou est un photographe qui navigue entre la photographie de presse (on voit nombre de ses photos dans Jeune Afrique, notamment) et la photographie d’art, qui l’amène à traiter dans le temps longs différents thèmes.
Marius Dansou fait partie de la jeune génération de sculpteurs, prolongeant la longue tradition des forgerons. Il privilégie comme matériau, le fer à béton, qu’il extrait du chantier pour le magnifier dans ses visions artistiques.

Texte de Léonora Miano
Mise en scène de Stanislas Nordey, directeur du Théâtre national de Strasbourg Avec : Océane Caïraty, Ysanis Padonou, Mélody Pini, Houédo Parfait Dossa, et la percussionniste Lucie Delmas.

Loin de se satisfaire des formules et pensées toutes faites, l’écrivaine Léonora Miano vient bousculer les mots et les récits forgés par une Europe conquérante, détisser le langage de la colonisation et du capitalisme, pour retrouver le fil de l’humain − son désir de spiritualité et de beauté. Dans la mise en scène de Stanislas Nordey, trois actrices afropéennes interprètent les trois chants poétiques et politiques qui composent Ce qu’il faut dire. Quelle mémoire veut-on garder vivante ? Peut-on se libérer des assignations et être soi ?

Stanislas Nordey a découvert l’écriture de Léo-nora Miano via L’Arche Éditeur, qui publie ses écrits pour la parole. Il a immédiatement désiré mettre en scène Ce qu’il faut dire – composé de trois textes extraits de récitals donnés par l’autrice, et publié en 2019. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux.
Sa parole, d’une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Être Tout simplement Soi.

Production Théâtre National de Strasbourg
Ce qu’il faut dire de Léonora Miano est publié et représenté par l’Arche – Editeur & Agence théâtrale © 2019
Tournée en Afrique soutenue par l’Institut français (Paris).

Une des grandes voies de la littérature africaine de langue française, née à Douala au Cameroun en 1973, la romancière franco camerounaise Léonora Miano a étudié les Lettres en France où elle a résidé pendant plusieurs années avant de s’installer à Lomé au Togo depuis quelque temps. Auteure de plusieurs livres, Léonora Miano a reçu plusieurs prix littéraires dont le Prix Goncourt des lycéens en 2006 pour son roman Contours du jour qui vient et le Prix Femina en 2013 pour son roman La Saison de l’Ombre. Son premier roman, L’intérieur de la nuit, paraît en 2005 (Plon). Ses ouvrages récents sont Rouge impératrice (roman, Grasset, 2019), Afropea. Utopie post-occidentale et post-raciste (essai, Grasset, 2020).
Nous la recevons pour nous parler de son dernier roman sorti cette année Stardust, un écrit très personnel d’inspiration autobiographique, qui raconte les premières années de Léonora Miano en France. Elle est l’autrice du texte objet de la création dramatique présentée le même soir à l’IFB.

Zeynab n’est plus à présenter ! Chanteuse née à Abidjan, elle retourne au bénin à sa majorité pour poursuivre ses études à Cotonou. Elle compose et écrit ses chansons, qu’elle interprète avec un charme des plus convaincants. Lauréate des Kora Awards en 2005 (meilleure artiste féminine de l’Afrique de l’Ouest), elle est aujourd’hui ambassadrice nationale de bonne volonté pour l’Unicef. Elle met depuis une quinzaine d’années sa notoriété au service de l’éducation des enfants.
Elle croisera sur sa route, de grands noms de la musique africaine : Lokua Kanza, Fally Ipupa, Oumou Sangaré, Aïcha Koné, ou Maître Gims dont elle assure la première partie à Ouagadougou. Certaines de ses chansons ont surfé sur les cimes des audiences. Elle collectionne les récompenses et enchaîne les concerts, notamment en Europe.
C’est un immense bonheur de placer notre saison 2022-2023 sous le signe du talent, de l’engagement et du charme en compagnie d’une magnifique artiste telle que Zeynab !
En ouverture de soirée, le trio Ökan créera, à n’en pas douter, la surprise. Finaliste du tremplin musical organisé par l’IFB en juin dernier, il se compose de Levi Avadra (batterie, percussions, chant), d’Appolinaire Oke (basse, percussions, chant) et Jean-Pierre Tohouegnon (synthé, percussions, chant). Il distille un savant mélange entre traditions, recherche et audace, une ode au riche patrimoine musical du Bénin, mâtiné d’afro-funk.

Dès 11h00, nos portes vous seront grandes ouvertes ! Toute l’équipe sera sur le pont pour vous embarquer dans sa nouvelle saison. Une journée placée sous le signe de la découverte ou du simpleplaisir d’être ensemble, de partager des rires, des émotions…

La parole des poètes bruissera dans le jardin, des danseurs nous surprendront au détour d’une allée ou d’un couloir, le slam nous enflammera
par surprise.
Des discussions autour de livres, des lectures impromptues, des ateliers pour les enfants, et même pour les grands…

Autant de rendez- vous en miniature qui vous ouvriront toutes nos portes, même celles des coulisses, là où se fabriquent nos événements. Vous pourrez laisser libre cours à vos curiosités, échanger sur les métiers qui concourent à la fabrique de la culture : régie technique, communication, catalogage de livres, programmation, entretien de nos locaux, nous vous accueillerons pour partager avec vous notre passion de culture et d’hospitalité, vous parler de notre travail quotidien. De nombreux artistes nous accompagneront toute la journée pour faire de cette journée un souvenir fraternel, émerveillé et créatif.

L’occasion également de (re)découvrir l’exceptionnelle collection d’œuvres d’art de l’IFB, dans sa salle d’exposition et dans le jardin, signe de notre soutien historique de la création béninoise.
Un vent de liberté, de créativité et de diversité soufflera dans nos murs, nous espérons vivement qu’il vous portera vers nous !
A NOTER :

La cafétéria sera ouverte en continu, jusqu’à la fin du concert de rentrée.

Nouveau regard sur la collection de l’Institut français du Bénin.

Depuis de nombreuses décennies, l’Institut français s’est attaché à promouvoir et valo-riser les artistes plasticiens du Bénin. Au gré des expositions, a été constituée une collection qui réunit les plus grands noms du pays : Dominique Zinkpé, Laeïla Adjovi, Rémy Samuz, Youss Atacora, Cyprien Tokoudagba, etc. côtoieront ainsi les plus jeunes générations. Ces œuvres sont installées dans les différents espaces de l’Institut, et sont, parfois, devenues invisibles, par habitude de les voir, à la médiathèque, dans les allées du jardin, les bureaux. Il nous a semblé important de les sortir de leur contexte quotidien et de les rassembler afin que notre regard soit renouvelé et que nous puissions à nouveau nous émerveiller de leur présence.

Raouf Mama est enseignant et écrivain, il a obtenu le Grand Prix littéraire du Bénin 2021 avec son livre intitulé “ La jarre trouée” paru aux éditions LAHA .
Également conteur, polyglotte, Raouf Mama est un auteur béninois vivant aux Etats-Unis.

Son livre de contes «Pourquoi le bouc sent mauvais et autres contes du Bénin» a reçu un bon accueil auprès du public au point d’être inscrit au programme d’enseignement du français dans les collèges au Bénin. Dans Conversation littéraire, nous aborderons l’œuvre de Raouf Mama et il nous parlera de son expérience d’écrivain pratiquant son art dans un pays anglophone.

L’Institut français du Bénin a souhaité organiser cette rencontre en partenariat avec une librairie, afin de valoriser le rôle des libraires dans la diffusion de la littérature. Savoirs d’Afrique s’est spontanément intégré dans différents événements de l’Institut français en proposant des sélections d’ouvrages en lien avec nos manifestations.

Texte de José Pliya
Mise en scène de Nathalie Hounvo Yekpe
Avec : Nicole Wida, Sidoine Agoua, Bardol Migan, Casmir Agbla et Junior Toffi

Une production de l’Atelier Nomade, dans le cadre du projet « Agir ensemble pour mieux grandir », soutenu par le fonds ACP-UE AWA.

Une femme revient dans son pays et sur la plage de son enfance, « le rivage du monde », elle attend des amis pour un pique-nique. La situation pourrait être plutôt banale, mais un homme est étendu sur le sable et lui dit qu’elle n’a aucun droit d’être là, que la plage est désormais privée. Il lui demande de partir, elle veut comprendre pourquoi il ne supporte pas sa présence, il finit par lui dire que c’est sa couleur qui ne va pas car « elle est porteuse d’une mémoire qui n’a pas sa place » sur cette plage.

« Pouvons-nous revenir au pays de l’enfance  ? Pouvons-nous oublier ce qui divise les hommes et les empêche de s’asseoir ensemble sur le rivage du monde ? Cette plage interdite est la métaphore du gouffre qui se creuse entre les hommes et les femmes, les blancs et les autres, les Nagos et les Fons ou les Mahis… le passé et le présent. Elle symbolise l’inacceptation de nos différences », explique la metteuse en scène.

 

Première partie : Kabiessi
Deuxième partie : Woodsound

Lors de la reprise des activités diffusées exclusivement sur notre page facebook, Woodsound nous avait sidérés par son professionnalisme et son engagement… devant une salle sans spectateurs ! L’IFB a souhaité accueillir à nouveau ce groupe, emmené par le charismatique Bona, et célébrer avec lui ces belles vibrations musicales, qui nous transportent et dessinent sur nos visages nos plus beaux sourires.

L’orchestre féminin Kabiessi, créé en 2009, ouvrira la soirée. Il nous vient de Parakou, et il est emmené par l’époustouflante chanteuse et musicienne Amy Mako.